AMBIDEXTERIA:
"Ecris-moi ... et je te donnerai mon adresse !"

 

L'OPPOSITION DE PRINCIPE

Moi, je m'oppose aux principes

Que l'on appose en pratique

Je n'ai d'égards, c'est un tic

Qu'à la colère.

 

Je n'en propose de principes

Que pour construire, c'est ludique

Ces mêmes remparts, ces châteaux forts intérieurs

Où l'on pleure ... de joie ?

 

Mais je le cache, c'est du tact

Je fais semblant, dernier acte

Sortie de scène triomphante

Tapis de fleurs ...

... de serres, un choix de lumière

terres sélectionnées, épines coupées.

 

Du toc en vrac, c'est opaque

La joue prince "hype", c'est mon trip

Très à la mode, dernière vague, la table rase.

 

A l'affût de raisons, qui ne sont pas légions,

Moi, je m'oppose, en principe !?

 

LA TERRIBILITE

Une goutte de pluie dans le soleil !

Cécile ... c'est silencieux lorsque tes cils s'illuminent et s'exilent loin des silhouettes de silicones silluriennes.

 

Une goutte de pluie dans le soleil !

Cécile ... c'est silencieux lorsque tu cilles; tes syllabes illicites s'habillent de cédilles similaires aux silences des silènes.

 

Une goutte de pluie dans le soleil !

Cécile ... ces sillex silicosés s'immolent et signent leurs similitudes avec les siliures sillonnés de sifflements.

 

Une goutte de miel dans ma folie ?

 

SIDONIE

S.I.D.O.N.I.E. ... Sidonie !

S.I.D.O.N.I.E. ... Sidonie !

Ta tragédie, même sans dolby ! ... Sidonie !

Méli-mélo de litanies ... Sidonie !

 

J'adore ton concept de princesse

Le contre-jour qui t'a vu naître ... Sidonie !

 

Les étonnements que tu professes

Au coeur de toutes mes caresses ... Sidonie !

 

S.I.D.O. ... tes idéaux ... Sidonie !

Sido n'y croit toujours pas à

Cet opéra lancé comme ça !

 

Sucré / salé ... Goûts mélangés

Mais la saveur reste inachevée !

Sidonie ... aussi !

 

Quand tu rougis, j'y vois la nuit

Me ramenant à ma Lilie !

Sidonie ... alors m'oublie !

 

Sidonie ! ... Sidonie !

 

S.I.D.O.N.I.E. ... Sidonie !

S.I.D.O.N.I.E. ... Si tot dit ?

S.I.D.O.N.I.E. ... Maladie ?

S.I.D.O.N.I.E. ... Sidonie !

Sidonium !

Ebahie ... Sidonie ?

Sidonie ... claustrophobie !

Sidonie ! Sidonie !

Epanouie ... Sidonie ?

Sidonie ! Sidonie ? Sidonie ! Sidonie ?

 

LE BANC

Assis là, bêtement tout seul

Je fus pris d'un élan.

Redécouvris le procédé

De l'action / réaction

 

Que d'autres ont en d'autres temps

Mis au goût du jour.

Celui-là même rappelant

Qu'il n'est pas surprenant

D'avoir ses pieds à l'air libre.

 

Et si mon banc résiste

Pourtant sans y penser vraiment

C'est bien qu'il puise

Dans le sol la force de se dresser fièrement.

 

Et merde ! Je ne suis pas plus bête qu'un banc !

Car sans réaction ... on s'enlise !

 

IMAGES EN MERCURE LIQUIDE !

Images devenues malléables ! Images polymorphes !

Appétit de l'apathie pour une conscience amorphe !

Ivresse sans mesure du direct en continu

Leurre et simulacre ! Simultanéité ingénue !

Te voici au coeur du kaléidoscope de la tour de Babel !

Milliers d'images synchrones et mutations perpétuelles !

 

Témoignages d'investigations pour un voyeurisme ?

Tyranie du téléobjectif ! Médiatisation esthétique ?

Pornographie du gros plan ! Abolition de la distance !

Te voilà face à la madone algérienne pour une communion de souffrance !

Peinture sacrée ! Mise au tombeau ! Pieta descente de croix !

Ethique profanée ! Robe de la veuve noire sans émoi !

 

Crise de la croyance !

Mise en scène !

Vera eikon !

 

Retard de la mort ! Dessein du destin !

Brûlure dans la matière du temps !

 

Le présent est devenu un trou noir ...

 

Le présent est devenu un trou noir que le direct ne peut voir !

 

LES DOULOUREUSES NECESSITES

Que cette ligne finisse par un "é"

C'est à moi de décider.

Que la présente, se voit guidée,

Une douloureuse nécessité !

 

Que ce vers opère en huit pieds

Ce fut bien là ma première pensée.

Que son pendant, soit son cadet,

Je ne pus l'en empêcher !

 

Cela semble toujours ainsi fait,

C'est une douloureuse nécessité !

Douloureuses nécessités !

 

"Le farniente n'est pas une finalité,

Tout doit d'abord se mériter !

Tu dois surtout bien travailler !

Accès direct - Liberté !!!"

 

Mon amour ! Ma dulcinée !

Quelle sera la tienne ?

Car à en croire les faits observés,

J'ai peur ... qu'elle ne vienne !

 

L'ILLUSION D'AVOIR TOUJOURS RAISON !

Les coïncidences et le hasard des présages.

Le bruit de la mer dans les coquillages.

M'écouter alors que ton esprit est ailleurs.

T'écouter alors que mon esprit est ailleurs.

 

Les vagues comme poussées par le vent.

Toi, assise dans un train, le miroir démarrant.

Sous des gants imperméables, tes mains mouillées.

Te sentir chatouillée avant d'être touchée ...

 

Lèvres gonflées sur les bords d'un verre déformé.

Tes cheveux attachés lorsqu'ils sont dénoués.

Intervalle de temps, ton coeur en balançoire.

L'illusion d'être le seul à pouvoir te croire ...

 

C'est l'illusion d'avoir toujours, toujours raison ...

 

EDWIGE

Edwige, les mesures de notre tango funèbre

Afligent les rayures de mon numéro de zèbre.

Tu assèches mes calèches suffocantes,

Toi ma taspèche, ma brèche fluorescente.

Edwige, ... le vertige ... je l'ai vite !

Alors ... je l'évite !

 

Edwige, l'ombre de nos carbones de dinosaures

Fige la tombe où résonne l'union de nos corps

Je suis l' "I.S.B.M" se (détachant) ... la vie va !

Un soleil implorant les dieux d'en bas.

Edwige ... le vertige ... je l'ai vite !

Alors ... je l'évite !

 

Edwige, les esquisses exquises

Avisent et esquivent les cicatrices

Mais derrière les soupirs de la Marquise

La lumière respire la nuit factice.

Edwige ... le vertige ... je l'ai vite !

Alors ... je l'évite !

 

Edwige ... tell me why your head's wide ?

Edwige ... tell me why your head's wild ?

Edwige ... tell me what's on head - wife ?

Edwige ... tell me what's ahead wife ?

Edwige ... tell ... ment ...

 

LA DERNIERE COMPLAINTE

Un jour ... elle leur dira ...

"Un charme mystérieux sous leur voiles

Tenta son âme bleue vers leurs coeurs nus.

Adieu Dâmes, qui par lui avaient connu

Le macadam des nuits sans étoiles !

 

Lui dont seul le nom vous fait pâlir

Aujourd'hui, sans désirs, ni craintes

Dans l'ennui vil de vos étreintes

Il ne veut plus vous ensevelir !

 

Allez respirer le vent doux des plages.

Allez heureuses ... loin ... de son seuil.

Et que ses sentiments couleur deuil

Ne fassent plus d'ombre sur vos âges.

 

Il n'a jamais eu grand chose à vous dire

Encore bien moins à vous écrire.

Le rideau tombera !

Mais ... moi ... je saurai pourquoi !"

 

QUI D'AUTRE ?

Qui d'autre que toi ? (Moi !)

Prendra soin de moi ? (Toi !)

Entretiendra mon corps,

Et du sien le défendra ?

Qui d'autre que toi ?

 

Qui d'autre que toi ? (Moi !)

Prendra soin de moi ? (Mois après mois !)

Me limera les ongles ?

Ceux qui livrèrent bataille

Aux murs de mon sérail !

 

Te coiffera ? Baisera tes doigts ?

Saupoudrera le bout de ton nez ?

 

Humectera mes lèvres ? Me rendra la vie plus belle ?

Contemplera le pli de mon ventre ?

Le creux de mes reins, dévoilé quand je me penche.

 

Dessinera mon regard figé ?

Des vas-et-vients impassibles !

Dans cette odeur de menthe que je répandais !

 

Voir ces vers te défaire,

Te posséder et parfaire

Le fruit de mon travail !

Dans tes entrailles !